Ismail Matar présente une installation de lettres miroirs, conçues comme des corps symboliques porteurs de perte, résilience et mémoire. Une réflexion sur l’exil, de 14-18 à aujourd’hui.
in Flanders Fields Museum
« Lorsque les gens sont contraints de quitter leur pays, ils ne laissent pas seulement un lieu derrière eux, ils perdent aussi une partie d'eux-mêmes, un sentiment d’appartenance. »
Au cœur du musée In Flanders Fields, l'artiste palestinien Ismail Matar expose de grandes lettres miroitantes, fixées sur une vaste surface. Pour lui, ces lettres ne sont pas de simples signes, mais des corps symboliques qui portent les traces de la perte, de la résilience et du souvenir. Autour de la sculpture, des voix, des souffles, des témoignages et des chuchotements résonnent au rythme des pas du visiteur.
Des fragments de la sculpture surgissent également dans le centre-ville d'Ypres. Sous l’effet de la pluie, du vent et du temps, l'œuvre se métamorphose continuellement.
À travers cette installation, l'artiste explore le déplacement comme l'une des expériences humaines les plus profondes et les plus récurrentes de l'histoire : du bouleversement de la Première Guerre mondiale aux ravages à Gaza.